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| Salon international du livre d’Alger |
| La singerie de Sidi Fredj |
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Une petite fille qui vit parmi un groupe d’adultes dans un lieu où est installée une imprimerie clandestine caché derrière un élevage de lapins ! Le danger est partout », dit-elle, assise à côté de la journaliste italienne, Juliana Sgrena, qui a échappé à la mort après son kidnapping en Irak. Avec des parents hostiles à la dictature brutale du général Jorge Videla, qui a régné sur l’Argentine à partir de mars 1976 après le renversement de Isabella Peron, la petite Laura devait apprendre dans la peur mais avec une certaine insouciance toute naturelle. « L’enfant a toujours le dernier mot et se trouve un espace de jeu.
L’enfance demeure toujours plus forte même dans les situations les plus pénibles », dit-elle. Les militaires avaient trouvé le lieu où se rassemblaient les opposants à la junte au pouvoir et les avaient tous massacrés. Jorge Videla avait grandement participé à « la guerre sale » qui a fait des milliers de morts et de disparus parmi les militants de gauche. Laura et sa mère avaient échappé de justesse à la tuerie commise dans la maison des opposants. Son père était déjà en prison. L’écrivaine argentine, spécialiste des études hispaniques, voulait rendre hommage à tous les enfants qui subissent, sans le vouloir, « les violences politiques ». Autre lieu, autre histoire. Assia Sadoun Chaïb-Draâ avait vécu, elle aussi, à des milliers de kilomètres d’Argentine, l’insoutenable.



