Tension dans les cités U
La situation qui prévaut actuellement au niveau des universités d’Alger, Boumerdès et Bouira, à la fois sur le plan pédagogique et social, n’a pas été sans susciter des vives réactions de l’union générale des étudiants libres (UGEL) de la zone d’Alger.
Dans un communiqué, rendu public hier, cette organisation estudiantine, dénonce les conditions de prise en charge des étudiants au niveau des différents instituts et des résidences universitaire et en appelle aux responsables du secteur pour intervenir. «Malgré tous les efforts déployés par nos adhérents pour atténuer, un tant soit peu, le calvaire des étudiants au niveau des université et des résidences d’Alger, de Boumerdès et de Bouira, il s’avère que les problèmes dépassent de loin nos responsabilités», lit-on en préambule du communiqué qui ajoute que la réunion du bureau de l’UGEL, tenue le 28 octobre dernier, a permis de cerner tous les problèmes qui risquent d’entraver l’année universitaire. A ce titre, l’UGEL rappelle les conditions d’inscription des nouveaux bacheliers au niveau de la faculté des sciences humaines de Bouzaréah. «Manque de personnel administratif, bureaucratie, mesures inhabituelles concernant les dossiers de transfert etc.» sont, entre autres, les «anomalies» relevées par les représentants des étudiants, lors de ces inscriptions.
Sur le plan de la prise en charge sociale des étudiants, les rédacteurs du communiqué mettent en exergue la situation au niveau de certaines résidences universitaires. «Une situation qui perdure et qui a été, à maintes reprises, dénoncée par les étudiants à travers les nombreuses actions de protestation», ajoute le communiqué. Cette situation, note l’UGEL, s’est davantage envenimée avec la «décision prise par certains responsables d’introduire la mixité au sein de la résidence universitaire Taleb Abderrahmane de Ben-Aknoun, malgré l’absence du strict minimum pour la prise en charge des étudiants. Une décision qui a été rejetée unanimement par les étudiants», soulignent les rédacteurs du communiqué. L’UGEL, qui rappelle son rejet d’une décision «qui vise à diviser les étudiants», appelle l’ensemble des étudiants et étudiantes «à se mobiliser et à s’opposer à cette décision par les moyens légaux». Tout en se déclarant satisfait de la suspension de la grève des enseignants et de la reprise des examens, les représentants de l’UGEL indiquent, que «face au laxisme des responsables concernés», l’organisation continuera de suivre de près l’évolution de la situation, jusqu’au règlement définitif des problèmes pédagogiques et sociaux des étudiants.



