Cet incident est le troisième du genre en l’espace d’un mois dans nos cités universitaires. Après la cité d’Oran pour filles où des dizaines de cas ont été enregistrés, plus de 400 résidentes de la cité universitaire Nahas Nabil à Constantine ont connu le même sort dans la nuit du 2 au 3 février dernier, après avoir consommé de la pâtisserie contenant un nombre important de microbes pathogènes, selon les résultats des analyses bactériologiques. L’affaire, qui avait défrayé la chronique, a abouti à l’arrestation, il y a quelques jours, de deux fournisseurs et deux pâtissiers exerçant dans un laboratoire clandestin. Il n’empêche qu’à Constantine, par exemple, le mécontentement des étudiantes a été vivement exprimé.
Les concernées se plaignent des conditions « déplorables » d’hygiène et de conservation des denrées alimentaires dans la cuisine et le réfectoire. « Il est difficile d’accepter la manière avec laquelle on nous prépare les repas chaque jour, alors que le nettoyage des ustensiles et autres équipements de cuisine est très rudimentaire ; comment voulez-vous qu’on ne soit pas victimes d’intoxication ? », s’indignaient les résidentes de la cité Nahas Nabil. A Oran également, l’intoxication a été signalée. Mais combien de cas d’intoxication ont pu être portés à l’opinion publique quand on sait les manquements parfois avérés aux conditions minimales d’hygiène dans les restaurants et autres fast-foods dans nombre de cités et même dans les grandes villes. Ces cas, il n’y a que les hôpitaux qui pourraient en rendre compte. Il s’agit là assurément d’un problème de santé publique que le brigades des services communaux de contrôle d’hygiène ne doivent pas laisser sans réponse.



