Le CNES n'exclut pas d'autres actions à venir
Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), qui a réussi à mobiliser 35 universités, semble atteindre largement ses objectifs. Près de 32 sections ont répondu favorablement à ce groupe syndical et trois autres ont fini par les rejoindre.
Il y a lieu de faire rappeler que les enseignants des universités ont été mobilisés massivement pour réfuter la nouvelle grille des salaires qu'ils estiment non conforme à leurs attentes ainsi que leur statut particulier qu'ils n'approuvent pas.
La grève qui a été menée par les enseignants d'universités dans les journées 20, 21 et 22 octobre est considérée comme étant un bras de force pouvant renforcer tout le personnel afin de parvenir à obtenir gain de cause, notamment une augmentation adéquate, conformément à leur statut et à leur fonction d'une part, et d'être mieux revalorisés en tant qu'organe qui représente le noyau par excellence du secteur de l'éducation et de l'enseignement.
Ces revendications permettront à l'avenir d'enorgueillir le personnel algérien pour tenter de réduire la quête de prospection à l'étranger.
Contacté hier, M. Abdelmalik Rahmani, président du CNES, nous a déclaré que le CNES a été soutenu par l'ensemble des établissements pédagogiques durant ces trois jours de grève, il estime à cet égard que «l'objectif est largement atteint».
A cet effet, le président du CNES, a confirmé de la tenue d'une réunion du bureau national, prévue les 25 et 26 octobre. Selon notre interlocuteur, cette rencontre permettra de faire l'exercice d'évaluation de ces trois jours de grève. Ainsi, le CNES va présenter la synthèse de ses assemblées en vue de déterminer les orientations des futures actions à mener.
Rahmani a, en effet, exprimé son optimisme quant à l'aboutissement de l'objectif tracé, lié à la régulation du problème des salaires. A ce propos, le président du CNES nous a révélé que les pouvoirs publics vont probablement réagir face à cette manifestation et ce, dans les plus brefs délais.



