Oran
Répondant à l’appel de leurs représentants syndicaux, les 102 travailleurs de la résidence universitaire 1000 lits Es-Senia ont entamé, hier, une grève illimitée pour protester contre la fermeture de leur administration par les étudiants.
En effet, dans un communiqué rendu public, hier, la section syndicale de la résidence s’insurge contre la dégradation des conditions de travail à l’intérieur de la résidence, depuis presque un mois, date à laquelle «une coordination» des étudiants a décidé de cadenasser les portes de l’administration. «Un groupe d’étudiants ont decidé, il y a presque un mois, de fermer les portes de l’administration, bloquant ainsi tous les services techniques et administratifs. Malgré cela, les travailleurs ont maintenu les prestations au niveau du réfectoire pour ne pas pénaliser les étudiants, mais la situation est devenue insoutenable. Tous les documents sont bloqués au niveau de l’administration et aucune commande ne peut être faite», affirme le responsable de la section syndicale. Ce dernier, souligne que les travailleurs ne sont en aucun cas contre les étudiants,et affirme qu’il est impossible de poursuivre le travail dans des conditions pareilles. Hier matin, tous les travailleurs étaient rassemblés à l’entrée de la résidence universitaire, avec un seul mot d’ordre: ne pas reprendre le travail, jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée au problème. Les syndicalistes, qui ont reçu hier le soutien de la coordination des sections syndicales des résidences universitaires, affirment, par ailleurs, que toutes les autorités concernées ont été saisies, mais jusqu’à présent aucune réaction n’a été enregistrée. «A trois reprises, un huissier de justice s’est déplacé sur les lieux à l’initiative du directeur, mais les portes sont toujours cadenassées», soulignent les syndicalistes. Sur place nous avons effectivement constaté que les portes de l’administration étaient fermées à l’aide d’une grosse chaîne et d’un cadenas, sans pour autant trouver de trace de cette «coordination» des étudiants. D’ailleurs, aucun interlocuteur, représentant ces étudiants protestataires, n’était visible. Dans une première étape, le communiqué de la section syndicale a été adressé à toutes les autorités et à la tutelle, demandant l’intervention urgente des services concernés pour «libérer» l’administration.



