Enseignement supérieur
L’université s’achemine-t-elle vers l’institution de « pôles d’excellence », comme cela existe déjà dans des pays avancés et certains autres en voie de développement ? C’est en tous les cas ce qu’espèrent les autorités algériennes en conviant une délégation française représentant des universités et des écoles de renom de l’Hexagone pour trouver la meilleure manière d’arriver à ce but.Une première rencontre a eu lieu hier au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour, indique-t-on, « exprimer les besoins pour mettre sur pied un programme de coopération dans ce domaine ». Le directeur de la coopération au sein du ministère de l’Enseignement supérieur, M. Arezki Saidani, a été très clair lors de son intervention: « Nous voulons former des élites pour faire face à la mondialisation et à l’économie de marché », dira-t-il, en mettant l’accent sur toute l’importance que représente cette première rencontre. La formation de cadres de haut niveau, la formation de formateurs et d’encadreurs sur la base de l’expérience française sont autant de besoins exprimés pour, dit-il, « répondre aux besoins des Algériens mais aussi des entreprises étrangères qui s’installeront dans notre pays dans le futur ». C’est l’une des priorités du département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, soulignera-t-il. Pour M. Philippe Georgie, chargé de la coopération universitaire française, « ce choix de l’excellence est un défi qualitatif à relever ». Le responsable français, qui rappellera les accords qui existent déjà entre les deux pays en matière de partenariat universitaire, a indiqué que le programme en question, une fois finalisé entre les deux parties, représentera un « nouvel étage construit dans la coopération entre les deux pays ». Le même optimisme est exprimé par le représentant du ministère français des Affaires étrangères, en précisant cependant qu’il ne faut pas être impatients. « Nous voulons nous engager sur le long terme », a-t-il souligné, en ajoutant que c’est sur l’idée expresse du ministère algérien des Affaires étrangères que cette première rencontre a eu lieu. Si ces « pôles d’excellence » n’ont pas encore été définis par les deux parties, il reste que 16 établissements universitaires algériens vont être concernés. Côté français, ce sont une vingtaine d’établissements analogues qui vont contribuer directement dans ce programme. Les responsables d’instituts et d’universités des deux pays disposent de deux jours pour se mettre d’accord sur les voies et moyens pour doter l’Algérie de ces « pôles d’excellence », qui formeront une sorte de cadres et de managers hors pair qui devraient faire face aux défis qu’exigent la mondialisation et l’économie de marché. En théorie, c’est le but recherché par les autorités algériennes.



