quel profit en tirons-nous ?
De nombreuses personnalités politiques étrangères (le français Sarkozy, l'italien Romano Prodi, le ministre allemand des AE, la gouverneure générale du Canada...) se relaient à Alger, ces derniers jours.
Des accords importants sont soit signés soit en cours d'engagement avec bien des pays, sur les plans économique et énergétique.
Plus généralement, l'Algérie est "courtisée" par l'étranger de façon ouverte et active.
Evidemment chacun sait que cet engouement pour notre pays est motivé par des considérations strictement liées au business, et, par ricochet, à notre matelas devises (100 milliards de dollars !).
Cette approche du marché algérien par ceux qui disent être nos partenaires est de bonne guerre. Qui ne tente rien n'a rien !
En revanche, on peut reprocher à nos décideurs leur manque de pugnacité, d'inventivité et d'anticipation dans leur façon de traiter cet intérêt massif de l'Occident pour l'Algérie.
On nous parle sans cesse, côté algérien, de contreparties en rapport avec des perspectives d'investissements directs étrangers ou de partenariat stratégique, mais sur le terrain rien de déterminant ne se concrétise !
Le commerce continue de primer dans la relation algéro étrangère alors qu'il faudrait imposer (nous en avons les moyens financiers) une redéfinition totale et radicale de cette relation !
Il y a certes un accord d'association avec l'Union Européenne, mais qu'est-ce qui empêcherait de songer à des accords spécifiques, concessionnels et privilégiés (dans tous les domaines) avec tel ou tel pays sur un plan bilatéral ?
l'Algérie risque malheureusement de râter de nouveau une formidable opportunité d'imposer à ceux qui veulent coopérer avec nous, un donnant-donnant ambitieux, exigeant et surtout en rupture avec l'import import.
Méfions-nous des flagorneries et autres satisfecits illusoires que nous distribuent les étrangers pour arracher des parts de marché et placer leurs produits !
Faisons une approche réellement critique, un état des lieux sans complaisance de la coopération algéro étrangère, et modernisons notre perception des relations internationales !
Confions ce travail techniquement complexe aux vraies compétences nationales et formalisons des recommandations de haut niveau et applicables sans délai !
Par Sinouj, sur http://www.dzblog.net/consulfin/



